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As-tu déjà ressenti le feeling si apaisant que l’on éprouve après avoir fait de l’exercice?

Personnellement, il y a plusieurs années, je ne comprenais pas c’était quoi ce sentiment. Je ne saisissais pas comment c’était possible de se sentir aussi bien après avoir sué et forcé. Je me disais qu’on devait juste se sentir dégueulasse et faible. J’avais une idée préconçue. Il faut dire qu’à peu près tout ce que j’avais connu, c’était les cours d’éducation physique à l’école. On s’entend que quand les sports et les activités te sont imposés, c’est difficile de dire que tu aimes ça. En plus, j’étais une fille pas très douée dans les sports, tu sais la fille qui se fait choisir en dernier quand on forme les équipes, ou qui ne reçoit pas les passes? Ben c’était moi. Ça aidait pas à me faire voir l’activité physique comme quelque chose de positif. J’ai grandi et c’est quand j’étais à l’université à temps plein, avec un emploi temps partiel et de la broue dans le toupet que je me suis inscrite dans un gym et j’ai commencé la course en même temps.

Oh my God! Révélation. Je me suis mise à m’entraîner 3 fois par semaine au gym et je me suis mise à courir à l’extérieur 3 à 4 fois par semaine en plus. J’étais assidue et commise comme jamais. J’ai été assidue durant 6 mois. J’ai amélioré mes résultats, mon cardio et mon endurance. J’étais au top de ma forme! Et là j’ai compris, ce fameux feeling qu’on a quand on est trempé de sueur, qu’on a mal partout, mais qu’on est plus que fière de nous. Qu’on s’est prouvée encore une fois qu’on est capable. Qu’on a vu une différence et qu’on se rend compte qu’on devient meilleure. L’état d’esprit dans lequel on se retrouve, sereine, calme, la tête libérée de toutes ces pensées est euphorisant.

Je t’ai dit que j’ai été assidue 6 mois. Parce qu’après s’est amorcé une nouvelle relation amoureuse, puis nous avons eu un enfant, puis on a acheté une maison, et cetera, et cetera. Life happens, you know. Et j’ai tout arrêté. Je ne me voyais plus comme une femme. J’étais devenue une conjointe, une maman. Le temps pour prendre soin de moi était disparu. Puis, 2 ans et demi après la venue au monde de notre fils, j’ai décidé que c’en était assez. Je voulais retrouver cette sensation euphorisante. Je voulais être en contrôle de ma personne, de mon esprit et de mon corps. Et je me suis commise à moi-même. Je me suis promise à moi-même de faire de ma santé mentale et physique une priorité. Parce que je veux grandir, je veux m’améliorer, je veux devenir une meilleure amoureuse et une meilleure maman. Et tout commence par moi. En me mettant en priorité, en pensant à moi et en faisant attention à moi, je pourrai ensuite prendre soin des autres. Donc j’ai repris l’entraînement à la maison, car c’est la solution idéale pour moi et ça me donne d’excellents résultats.

Et là je veux être très honnête avec toi. Durant l’entraînement, c’est loin d’être mon moment préféré. Je déteste l’entraînement pendant que je le fais. Parce que c’est difficile des fois. Parce que c’est inconfortable. Parce que j’ai chaud et je donne toute mon énergie. Parce que je suis essouflée et des fois j’ai envie de sacrer.Mais c’est ce qui est beau là-dedans. Et c’est aussi pourquoi je continue de le faire et que ça fait partie de mon mode de vie. Ce que j’aime c’est la sensation après. Rien ne remplace ce feeling. C’est ça qui est magique; parce que c’est difficile, parce que c’est inconfortable, parce que je doit me parler mentalement pour aller jusqu’au bout de cet entraînement, c’est ce qui me fait grandir. C’est ce qui me fait m’améliorer. C’est ce qui me forge en tant que personne.

Parce qu’on va se le dire, la vie est inconfortable. Pour avancer, pour changer, pour t’améliorer, tu dois être dans une zone inconfortable. Et l’entraînement me permet d’apprivoiser ça. Je ne crois pas au statut quo.  Dans la vie, si tu ne changes rien, si tu n’oses rien, si tu n’essaies rien, ben tu auras rien, tu vas rester au même point dans ta vie. On doit apprendre à apprivoiser l’inconfort, à être consciente que c’est la façon d’atteindre nos buts et d’avancer. On doit apprendre à faire des nouvelles choses, à faire les choses autrement. Et un jour à la fois, l’entraînement me permet en partie de faire tout ça.

J’aime pas l’entraînement, j’aime les résultats que ça me donne et les apprentissages que ça me permet de faire.