fbpx

La femme que tu étais avant d’avoir des enfants est disparue tout à coup?!

Je sais que fonder une famille, ça chamboule nos vies et nos horaires et que ça nous chamboule jusqu’au petit orteil. Je ne peux pas nier ce fait-là, je l’ai vécu moi aussi. J’ai cru à un moment que la femme que j’étais avant d’avoir mon fils n’étais plus, qu’elle n’existait plus et qu’elle avait fait place à une nouvelle Elizabeth. Bullshit.

Laisse-moi te dire comment elle était la fille “d’avant”. Elizabeth, c’est une fille dynamique, qui a souvent la tête remplie de projet. Elle a toujours été ambitieuse et elle ne s’est jamais gênée pour rêver (quoiqu’elle n’en a pas toujours parlé à haute voix). Elizabeth est exigeante envers elle-même, mais aussi envers la vie; elle est amoureuse de la vie et elle cherche toujours à la vivre au maximum. Elle attend toujours plus de la vie, elle a tellement peur de passer à côté de quelque chose. Tsé le fameux FOMO (Fear Of Missing Out). Elizabeth est dotée d’une grande écoute, elle aime être bien entourée, elle est casanière et n’a pas besoin d’être entourée d’une grosse gang, juste une poignée d’ami(e)s. Elle adore la bonne bouffe et a une facilité à concocter un repas avec n’importe quoi qui lui tombe sous la main en ouvrant le frigo.

Quand j’ai eu mon garçon, BANG! Ish, t’as pas idée comment j’ai frappé un mur. Bon physiquement, ça été vraiment difficile. Mais outre ça, j’ai trouvé ça difficile avec les hormones et les émotions à l’envers. Tout à coup, je n’avais plus confiance en moi, je cherchais constamment l’approbation et les trucs des autres pour être certaine que je faisais ce qu’il fallait qu’une mère fasse. Tout à coup, je me suis mise à vivre que pour tenir la maison, donner des biberons à mon enfant et me confiner derrière mes chaudrons ou ma balayeuse.

J’ai été vraiment bonne. Je me suis vraiment convaincue. Je me suis mise à  croire qu’une maman ne peut pas être ambitieuse ou avoir une carrière importante. Je me suis mise à m’empêcher de sortir en ayant peur de mon bébé se mette à pleurer. Je me suis mise à vivre ma vie pour mon fils et mon chum et plus pour moi. J’ai mis de côté tous les projets que j’avais en tête. Je me suis mise toutes ces barrières. Je me suis freinée. Je me suis empêchée.

Et récemment, j’ai remarqué que j’ai toujours repoussé et ça m’est revenu au visage de plein fouet. Ça m’a rattrapé. Pourquoi on s’entête à fuir la femme que l’on est? Pourquoi on ne pourrait pas juste l’assumer, faire en sorte de concilier qui elle est avec notre rôle de mère? Comment je m’en suis aperçue? 

– Ça faisait plusieurs emplois consécutifs que j’occupais et où je n’étais jamais satisfaite, où je finissais toujours par être mal;

– Mon corps me parlait depuis longtemps et je ne m’en rendais pas compte (tension aux trapèzes, pression sur les tempes, problèmes de digestion, palpitations, etc.);

– Sentiment de ne pas être accomplie, de ne pas savourer la vie pleinement jour après jour;

– Épisodes de dépression et de dépression saisonnière.

Je vais arrêter la liste là. Alors oui, on est mauditement bonnes pour se freiner, faire du déni, cacher qui on est vraiment. La fille que je t’ai décrit au deuxième paragraphe, ben c’est encore moi aujourd’hui. Je ne peux pas avoir changé du jour au lendemain. Oui, j’ai évolué, oui mes priorités ont une hiérarchie différente, mais c’est pas vrai que je ne suis plus la “Éli d’avant d’avoir un enfant”. No way. La fille ambitieuse, rêveuse et passionnée, elle est encore là, bien présente en moi. Plus jamais je vais l’éteindre ou l’étouffer. Je suis une maman ambitieuses. Point.

Toi aussi, fais-toi une faveur, laisse transparaître qui tu es vraiment, qui tu as envie d’être. Si tu as besoin d’aide pour te guider, reprendre confiance en toi, je suis là. Écris-moi au contact@elizabethlamarche.ca si tu veux en jaser.