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Je m’en rappelle encore très bien. Cette période où ça n’allait pas trop bien, où j’ai par la suite compris que j’étais en dépression.

Depuis plusieurs semaines, je n’étais pas très souriante et je n’arrivais plus à ressentir autant de joie qu’avant. Je n’étais plus aussi émerveillée de voir mon garçon découvrir la vie, je ne riais plus aux blagues de mon chum et j’étais au point où j’étais incapable d’identifier les choses qui me faisaient plaisir ou qui me rendaient heureuse. Je me rappelle aussi que je n’étais pas très motivée à me rendre au travail. Après coup, j’ai compris que l’emploi que j’occupais n’étais pas fait pour moi. Reste que quand j’ai été engagée, tout allait bien. Puis peu à peu, le stress m’avait envahie et je voyais plus de négatif que de positif.

C’est difficile à décrire de façon précise, mais je sentais un vide en dedans. Le genre de vide qui fait que tu ne te reconnaît plus, tu ne sais plus quels sont les passe-temps favoris. Ce sentiment où tu as envie de rien, comme s’il n’y avait rien qui te satisfaisait. Je me disais bien qu’il devait y avoir quelque chose qui causait ça, que ce n’étais pas normal de me sentir aussi mal, tout le temps. Le moment où j’ai vraiment compris qu’effectivement, je devais faire quelque chose pour rétablir la situation, c’est quand mon chum m’a dit: “Bé, tu ne ris plus et tu ne souris plus comme avant”. Ça été mon déclencheur.

C’est à partir de ce moment que j’ai décidé que c’en était assez. Il n’en tenait qu’à moi d’aller chercher de l’aide et des outils pour m’aider à me sentir mieux.

Peut-être que tu te sens à bout toi aussi, peut-être que tu sens que ça ne va plus. Peut-être que tu as peur d’admettre que c’est la dépression ou le burn-out qui te frappe. Saches qu’il n’y a rien de mal à l’admettre. Le problème, c’est quand on ne réagit pas, qu’on s’isole et qu’on se laisse s’enfoncer. On mérite toutes d’être heureuse et de vivre une vie à la hauteur de nos désirs, de nos rêves et de nos ambitions.

Savais-tu qu’une personne sur 2 aura ou aura eu une maladie mentale à l’âge de 40 ans? C’est beaucoup de personnes. Certes, encore à ce jour, je crois que la maladie mentale n’est pas assez comprise. Il nous est difficile de comprendre que quelqu’un est malade lorsqu’il s’agit d’une maladie “invisible”. Ce n’est pas comme quelqu’un qui a un bras cassé et qui doit porter un plâtre. La maladie mentale est bel et bien réelle, mais elle n’est pas visible. Ce que nous voyons, ce sont les résultats: on voit la personne triste, maussade, fatiguée ou à fleur de peau. Toutefois, on ne voit pas ce qui cause tous ces maux.

Je crois fortement que plus nous nous ouvrirons à propos des maladies mentales, plus nous serons capables de les comprendre et nous pourrons sensibiliser les gens à comprendre et supporter les individus aux prises avec la maladie mentale.

Rassure-toi, si tu ressens un mal-être, il est possible de se sentir mieux. Tu le mérites, tu es digne de vivre la vie dont tu rêves, de réaliser tous les projets qui te tiennent à coeur tu as le droit d’être pleinement heureuse. Il n’en tient qu’à toi de faire le choix. Tu ne le vois peut-être pas présentement, mais je te jure que tu le peux. Il n’en tient qu’à toi.